Le questionnaire Antitube – Pascal Plante

Le questionnaire Antitube – Pascal Plante

Pascal Plante s’est fait remarquer au début de l’année 2018 avec son premier long métrage, Les faux tatouages, chronique amoureuse sur fond de musique punk qui a charmé le public et la critique tant ici qu’à l’étranger. Étant fans de son cinéma depuis ses premiers courts métrages, nous profitons de ce questionnaire pour en apprendre plus sur les goûts et les inspirations du cinéaste originaire de la région de Québec.

Ton premier souvenir de cinéma?

Tristesse de ma vie : je ne me souviens pas de ma première expérience au cinéma ! Mais à la maison, la première marque indélébile laissée dans mon esprit de bambin aura été le diable à la fin de Fantasia, sévissant sur la musique tonitruante de Moussorgski ! Encore aujourd’hui, ce passage m’émeut et me replonge dans mes tourments enfantins !

Une actrice ou un acteur avec qui tu aimerais travailler?

Rêvons : Liv Ullmann. Mais je ne pourrais pas travailler avec elle… je serais trop starstruck et j’aurais l’air d’un idiot.

De façon plus réaliste : Marie-Josée Croze. Un jour, peut-être !

Mais j’aimerais également travailler avec des gens d’autres disciplines et tailler des projets à leur mesure. Elle ne le sait pas encore, mais je me verrais bien mettre Klô Pelgag à l’écran, par exemple… ou bien Catherine Éthier ? J’ai vu un court-métrage qui lui donnait un rôle-éclair, donc il y a de l’espoir !!!

Un classique du cinéma que tu aimerais refaire?

Je n’aurais pas cette prétention, et je ne suis pas très « remake » dans la vie, surtout lorsque les originaux sont intemporels. Mais si on veut vraiment jouer le jeu, je dirais Letter From An Unknown Woman de Max Ophuls, mais j’en ferais une version VRAIMENT ré-actualisée : du genre You’ve Got Mail par rapport à The Shop Around The Corner.

Nomme : 

a. Un documentaire

Classique – Harlan County, USA de Barbara Kopple

Contemporain – Lake of Fire de Tony Kaye

Harlan County, USA (Barbara Kopple, 1976)

b. Un film québécois

Classique – La bête lumineuse de Pierre Perreault

Contemporain – Rebelle de Kim Nguyen

c. Un film que tu veux voir ou revoir sur grand écran

Alors justement… je me prive volontairement de certains classiques en attendant patiemment qu’ils surgissent dans une salle de cinéma près de chez moi. Pour un film que je dois absolument découvrir sur grand écran, je dirais le Napoléon d’Abel Gance, idéalement avec de la musique live! J’en rêve!

Pour un film à revoir? Alors, je me déplacerai toujours pour mes comédies musicales préférées: Les parapluies de Cherbourg et Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, Singin’ in the Rain et On The Town de Gene Kelly et Stanley Donen ou alors Top Hat de Mark Sandrich, avec Ginger et Fred. C’est si beau, taper du pied à l’unisson.

d. Un film que tu aimerais faire découvrir au public

Oh oui, il y en a tant, des films plus “obscurs” qui figurent dans mon panthéon-maison ! Un au hasard, tiens : El Sur (1983) de l’énigmatique réalisateur espagnol Victor Erice (plus connu pour son sublime L’esprit de la Ruche (1973)).

Sinon, il y a aussi ces films sous-estimés de cinéastes estimés. Dans ce rayon, j’irais avec L’Argent de poche (1976) de François Truffaut ou An Angel At My Table (1990) de Jane Campion.

An Angel at My Table (Jane Campion, 1990)

Aussi, dans la catégorie « cinéaste n’ayant pas jouit de la reconnaissance qu’il méritait », j’irais avec le Britannique Peter Watkins. Tous ses films sont des essentiels à mes yeux, avec une préférence pour son Edvard Munch (1974), le biopic ultime, ou alors La Commune (Paris, 1871) (2000), un film-laboratoire percutant, dont la pertinence ne tarit pas en ces temps sombres.

Et enfin, pour un film contemporain qui n’a pas eu la chance d’être projeté au Québec cette année, j’attire votre attention sur une trouvaille de Venise 2017 : le délire féministo-anarchiste-kawai-lo fi-coloré-fuck-the-world Team Hurricane de la cinéaste danoise Annika Berg. Il faut trouver un moyen de le programmer ici de ce pas, celui là !

e. Un plaisir coupable

Detroit Rock City. Ça rock en criss. Vous m’aurez pas.

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