Le questionnaire Antitube – Olivier Higgins

Le questionnaire Antitube – Olivier Higgins

Documentariste originaire de Québec, Olivier Higgins débute sa carrière à titre de biologiste avant de bifurquer vers le cinéma. En 2010, il fonde la boîte de production Mö Films avec Mélanie Carrier. Il coréalise avec cette dernière Asiemut et Québékoisie, deux documentaires qui reçoivent un accueil chaleureux et qui seront primés à plusieurs reprises à l’international.

En attendant de découvrir les prochains projets que lui et sa collègue développent, nous avons voulu en savoir plus sur les goûts cinéphiles de cet artiste au regard d’exception.

Ton premier souvenir de cinéma?

J’avais environ 4 ans.  Je le sais, car mes parents n’étaient pas encore séparés! Je me souviens être sorti du lit, pour ensuite marcher vers le salon. Mes parents étaient devant la télé. Avant d’aller leur indiquer que je n’arrivais pas à dormir, j’ai regardé l’écran, de loin. Des images de la seconde Guerre mondiale sur le Boléro de Ravel. Je n’ai aucune idée du film que mes parents écoutaient ce soir-là, mais je me souviens, par ces quelques images inondées de musique, avoir compris, un peu triste, que la vie pouvait être difficile. Ensuite, à 6 ans ce fut Les griffes de la nuit, qui met en scène Freddy Krueger, chez un cousin pas mal plus vieux que moi. Rien pour me donner goût au cinéma!  Pour enfin tomber sur un cinéma qui me convenait mieux, soit toute la série des Contes pour tous. Je pense entre autres avoir vu Bach et Bottine au Cinéma de Paris, cinéma qui se trouvait juste à côté du Capitole.

Bach et Bottine (André Melançon, 1986)

Une actrice ou un acteur avec qui tu aimerais travailler?

J’aimerais plutôt découvrir un nouveau talent. J’aime les visages inconnus qui nous transportent ailleurs. Ce serait ça mon plaisir.

Nomme :

a. Un documentaire

Je dirais 12 jours ou encore La vie moderne de Raymond Depardon. Son cinéma est si simple qu’il serait extrêmement difficile à reproduire.

La vie moderne (Raymond Depardon, 2008)

b. Un film québécois

À l’ouest de Pluton de notre amie Myriam Verreault (on l’aime!!) et de Henry Bernadet. Un beau portrait de ma banlieue et de ma jeunesse!

Un film réalisé avec presque rien, mais avec bien de la volonté et de l’engagement.

c. Un film que tu veux voir ou revoir sur grand écran

J’aimerais beaucoup voir le film Anthropocene: The Human Epoch de Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier et Edward Burtynsky sur grand écran. Ce film est décrit comme étant une « méditation cinématographique sur la réingénierie massive de la planète par l’humanité ». Il me semble que cette méditation, tellement nécessaire à notre époque, doit se faire dans les meilleures conditions. Je veux faire ce voyage intime, important, crucial, en son et en image… Vivement le grand écran!

d. Un film que tu aimerais faire découvrir au public

La part du diable, un documentaire de Luc Bourdon réalisé uniquement à partir d’archives. C’est vraiment excellent! Et disponible d’ailleurs sur le site de l’ONF, qui le décrit comme « un portrait impressionniste des années 1970 en images, en chansons et en musique. » Pour moi, ça donne une sorte de Baraka d’ici.  J’aurais aimé réaliser ça!

La part du diable (Luc Bourdon, 2017)

e. Un plaisir coupable

Je n’ai plus vraiment de plaisir coupable. Si j’aime, je sais pourquoi et ça ne me gêne pas! Peut-être les films d’animation pour enfants que je ne veux pas arrêter alors que mon garçon de 5 ans trouve ça trop long?

Mais… si vous saviez combien de fois j’ai regardé les deux premiers Rambo quand j’étais jeune… Désolé!

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