Le questionnaire Antitube – Myriam Verreault

Le questionnaire Antitube – Myriam Verreault

Crédit photo : Maude Chauvin

La cinéaste Myriam Verreault s’est fait d’abord remarquer en 2009 avec À l’ouest de Pluton, long métrage coréalisé avec Henry Bernadet et tourné dans le quartier de Loretteville à Québec. Le film a été présenté en ouverture du prestigieux festival de Rotterdam. Après avoir œuvré quelques années dans le milieu du documentaire, notamment en signant le montage de Québékoisie de Mélanie Carrier et Olivier Higgins, elle revient à la fiction avec Kuessipan, adapté du roman éponyme de Naomi Fontaine, que nous verrons sur nos écrans d’ici la fin de l’année.

Ton premier souvenir de cinéma?

J’avais 5 ans. Retour vers le futur 1, couchée sur le toit de la Ford Station bleu poudre de mon père au ciné-parc de Beauport. Je n’avais pas compris grand-chose et j’avais adoré.

Une actrice ou un acteur avec qui tu aimerais travailler?

Frances McDormand et/ou Sigourney Weaver. Au cinéma, j’aime les femmes assumées, fortes, entières. Ici, Brigitte Poupart a cette dégaine de femme capable de tout. J’ai adoré ce que Robin Aubert a fait avec elle dans Les affamés.

Les affamés (Robin Aubert, 2017)

 

Un classique du cinéma que tu aimerais refaire?

Zelig de Woody Allen. Cet homme-caméléon a marqué mes études universitaires en cinéma. Son identité et sa physionomie se transforment au contact des autres. Il est ainsi parce qu’il veut être aimé… Je trouve que c’est un sujet riche et infini. L’occasion de créer beaucoup d’humour en touchant à ce qu’il y a de plus complexe dans la psyché humaine. J’aurais mille idées pour faire une suite. La femme-caméléon…

Nomme :

a. Un documentaire

Il y en a trop. Le Québec a une tradition de l’art du documentaire exceptionnelle. J’ai vu les plus primés à travers le monde et je continue d’affirmer que notre cinéma documentaire est parmi les meilleurs. Il y a les classiques de la génération des pionniers de l’ONF que je revisite souvent, mais puisqu’on me demande d’en nommer seulement un, je vais y aller avec un tout récent, le dernier qui m’a fait pleurer : Bagages de Paul Tom et Mélissa Lefebvre. Un film fait pour la télé je crois, sans prétention formelle, mais d’une puissance émotive rare.

Bagages (Paul Tom et Mélissa Lefebvre, 2017)

b. Un film québécois

Au clair de la lune d’André Forcier. J’aimerais parfois que le cinéma québécois soit plus audacieux et Forcier n’a jamais eu ce problème. Pour moi, Au clair de la lune est son œuvre phare. Poétique et foncièrement québécois.

c. Un film que tu veux voir ou revoir sur grand écran

You, the Living, de Roy Andersson. Chaque vignette est un tableau vivant que je pourrais regarder en boucle des heures.

d. Un film que tu aimerais faire découvrir au public

ATMEN (Breathing) du cinéaste allemand Karl Markovics. Je faisais partie du jury des longs-métrages en 2011 au Festival de cinéma de la ville de Québec avec Jean-François Caissy et Charles-Olivier Michaud. Nous avions nommé ce film grand gagnant. Cela avait été un vrai coup de coeur. Un scénario extrêmement sensible et intelligent mis en scène de façon magistrale. Une réflexion existentielle sur la mort par le souffle qui nous tient en vie. J’avais tellement aimé que je croyais que le film aurait une distribution au Québec, mais non. Finalement, il y a de ces chefs-d’oeuvre qu’on ne peut attraper que dans les festivals.

ATMEN (Karl Markovics, 2011)

e. Un plaisir coupable

Toute l’oeuvre de John Waters. Ses films me font mourir de rire. Polyester particulièrement. La version VHS doublée en québécois est un trésor dans ma bibliothèque que je ne suis pas capable de me départir même si je n’ai plus de lecteur VHS.

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