Administration du site

ANTITUBE

Cette section est utilisée par les administrateurs du site seulement. Vous devez posséder un nom d'usager ainsi qu'un mot de passe pour y accéder.

5 jours de cinéma romain, du 23 au 27 mai 2011

Tous les films mènent à Rome


En mai, l’âge d’or du cinema italien est à l’honneur !

Le présent programme de films, en accompagnement de l’exposition «Rome. De ses origines à la capitale d’Italie», au Musée de la civilisation, fera la part belle à des jalons de l’histoire du cinéma mondial, pour lesquels la place accordée à la ville romaine est centrale. La métropole italienne est dans le cinéma d’après-guerre un personnage en soi, témoignant des nouvelles formes cinematographiques. Le cinéma italien a pu faire de Rome l’incarnation d’une société et d’une culture partagées entre un passé d’une richesse inépuisable et le monde contemporain, sources d’interrogations et de doutes, affirmés dans un mouvement permanent.  

Il était aussi impossible d’élaborer un tel programme sans une incursion vers le cinéma de genre, fleuron où Italie et Amérique du Nord se rejoignent, via le peplum.

Grâce a une collaboration avec la Cinémathèque québécoise et l’Institut culturel italien, les films seront pour la plupart présentés dans des copies 35 mm neuves et sous-titrées français, provenant de la Cineteca et de Cinecittà.

Programme de l'événement

23 mai 2011 - 18h30

La dolce vita de Federico Fellini. It., 1960, 167 min, 35 mm, VOSTF Avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée

« Chef-d'œuvre de Fellini, {La dolce vita} "couvre" une Rome qui est, en fait, la vie humaine. C'est la vie selon les journaux à sensation, à la lumière des {flashes} des {paparazzi}. Restent des moments magiques, éternels comme Rome : la scène de la fontaine de Trévi, la marche vers la plage après la "partouze", le salon chez Steiner, etc. Et la lancinante musique de Nino Rota, si juste, que je ne parviens toujours pas, 40 ans plus tard, à me l'ôter de la tête. {Grazie mille, Federico}. » (Jean Lefebvre, 2000).

24 mai 2011 - 18h30

La romana de Luigi Zampa. It.-Fr., 1954, 92 min, 35 mm, VOSTF Avec Gina Lollobrigida, Daniel Gélin, Franco Fabrizi 

À Rome, une naïve et pure jeune fille (Lollobrigida au meilleur de sa forme) est exploitée par toutes sortes de gens. Son seul amour est un antifasciste... Un film violent, tragique et sensuel. Le cadre réaliste de Rome et les images volontairement contrastées accentuent la dureté du sujet.

24 mai 2011 - 20h30

Accatone de Pier Paolo Pasolini. It., 1961, 117 min, 35 mm restauré, VOSTF Avec Franco Citti, Franca Pasut, Silvana Corsini

En banlieue de Rome, la vie d'un proxénète bascule quand sa femme, qui se prostituait pour lui, est arrêtée par la police. « Par le respect infini qu'il a pour ses personnages et les lieux où ils vivent, Pasolini, au-delà des situations triviales qu'il dépeint, dévoile les âmes. Il filme chaque chose, dans sa " naïveté " virginale de cinéaste débutant, comme si elle était vue pour la première fois. » (Stephan Krezinski, 1995).

25 mai 2011 - 18h30

Rome ville ouverte de Roberto Rossellini It., 1945, 95 min, 35 mm RESTAURÉ, VOSTF Avec Anna Magnani, Aldo Fabrizi, Marcello Pagliero Rome sous l'occupation allemande. La Résistance monte. La répression s'abat, écrase un couple qui allait se marier. Avec une Magnani qui incarne le personnage-type dans lequel elle excellera : la Romaine populaire. « Voici le film dont on a dit qu'il fut la première représentation filmique authentique de la Résistance mais aussi qu'avec lui a commencé une nouvelle manière de penser et de pratiquer le cinéma. De fait, il inaugure en 1945 le néoréalisme. C'est le film de l'heure et il vient à l'heure. » (Barthélemy Amengual, 1975).

25 mai 2011 - 20h30

Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini It., 1962, 106 min, 35 mm, VOSTF Avec Anna Magnani, Ettore Garofalo, Silvana Corsini

Un adolescent délinquant retrouve sa mère après que celle-ci ait décidé d'abandonner la prostitution. L'action se déroule dans une Rome moderne et ses faubourgs, mais aussi dans les vestiges de la ville antique. « Pasolini reprend notamment les gros plans expressifs et muets qui avaient étonné dans {Accatone}, et qui, imposés dans le silence de la bande-son, élèvent au tragique l'incommunicabilité - les plans de Ettore, le fils décevant et bientôt délinquant -, ou l'impossible révolte - celle de Mamma Roma à l'avant-dernier plan du film. » (Claude Michel Cluny, 1976).

26 mai 2011 - 18h30

Sciuscià de Vittorio De Sica It., 1946, 93 min, 35 mm, VOSTA Avec Franco Interlenghi, Rinaldo Smordoni, Annielo Mele

Rome, 1945. Deux petits cireurs de chaussures se débrouillent comme ils peuvent dans le désordre du lendemain de la guerre. Ils aboutissent à la prison d'enfants. Un classique du néoréalisme et premier volet de la célèbre trilogie romaine de Zavattini et De Sica: {Sciuscia} ({Le Voleur de bicyclette} et {Umberto D.}). « Le film le plus intelligent, le plus captivant, le plus bouleversant, le plus poétique, le plus complet, le plus utile et le plus beau qu'il m'ait été donné de voir depuis de nombreuses années. » (Henri Troyat, 1947)

26 mai 2011 - 20h30

Nuits de Cabiria de Federico Fellini It., 1957, 110 min, 35 mm, VOSTA Avec Giulietta Masina, François Périer, Franca Marzi

Une jeune prostituée romaine se trouve entraînée dans des aventures mélancoliques et cocasses sans rien perdre de sa confiance dans les êtres humains. « [...] Fellini sait, comme nul autre, manier les foules. Il y a une séquence sur un pèlerinage où tout un public, dans l'attente d'un miracle, se met à prier à haute voix. C'est un des très grands moments de cinéma. Fellini est aussi le peintre, le plus grand peintre cinématographique de la rue, de ses personnages et de ses drames ou comédies imprévues. {Les Nuits de Cabiria}, c'est du grand cinéma; et le prix qu'a remporté Mlle Masina est vraiment mérité. » (Claude Garson, 1957).

27 mai 2011 - 18h30

Spartacus de Stanley Kubrick É-U, 1959, 160 min, 35mm, VOA Avec Kirk Douglas, Peter Ustinov, Laurence Ollivier

L'un des sommets du peplum hollywoodien, sauvé du naufrage par le jeune Stanley Kubrick, après l'éviction du grand Anthony Mann. Une oeuvre plus grande que nature, démesurée pour raconter l'histoire emblématique d'un esclave romain, cherchant à s'affranchir de ses bourreaux. Une reconstitution rutilante du monde antique romain, témoignant aussi de la fin d'une certaine perception narcissique d'Hollywood, se mirant dans le monde antique comme dans un double de lui-même.

Événements à venir

Antitube à la 16e édition de Vitesse Lumière - Le dimanche 18 juin 2017 dès 19h au Cercle - Lab vivant

Coordonnées

Bureaux d'Antitube
640, côte d'Abraham, Québec (Québec)
Canada G1R 1A1
Téléphone : (418) 524-2113
Télécopieur : (418) 524-2176
communication@antitube.ca

Visitez-nous sur Facebook

Suivez-nous sur Twitter

Réservations et informations

Auditorium Roland-Arpin du Musée de la civilisation (Logo MCQ)

85, rue Dalhousie (Québec)

Admission générale
6 $
4 $ membres d’Antitube, abonnés du Musée et étudiant-e-s avec carte

Réservation: 418-643-2158

Information : 418-524-2113 / www.antitube.ca

Antitube remercie ses membres ainsi que :

Pierre Jutras, Angelo Mazzone, nos collaborateurs, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada, Entente ville de Québec-Mcccf, SODEC, la Cinémathèque québécoise, l’Institut culturel italien, Cinecittà Luce, la Fondazione centro sperimentale di cinematografia et le Musée de la civilisation.