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Antitube présente, dans le cadre des Rencontres cinématographiques de Québec : 

Actualité de la projection

Des films vus par un artisan de la projection !

L’artisan de la projection John Blouin présentera, lors d’un programme double de films, l’actualité des diverses formes de projection et leur place précise, unique dans la pratique cinématographique. Venez assister à une traversée de l’histoire du cinéma, passant du muet au 3D sonore, de l’argentique au numérique ! Des films montreront littéralement des projectionnistes, au coeur de la fiction et du documentaire, tandis que d’autres feront de la projection leur élément plastique central : pellicule grattée, ombres projetées, effets de clair-obscur. Cinéma d’animation, cinéma expérimental, musiques du cinéma, films très rares, cinéma tout court, projeté en pellicule ou sur support digital...

Vous êtes conviés à une fête du spectacle cinématographique !

Programme de l'événement

30 mars 2012, 19 heures
Les joies innocentes de la projection

Les joies innocentes de la projection

Donald Peters, Canada, 1950, 20 minutes. Dvd.

Dans ce document enthousiaste et drôle de l'Office National du Film du Canada, le cinéaste Donald Peters met de l’avant les milles et unes joies, mais aussi les difficultés relatives au métier de projectionniste, à l’orée des années 1950.

The Film of Her

The Film of Her

Bill Morrison, États-Unis, 1996, 12 minutes. Data.

Morrison est l’un des cinéastes américains apparus au cours des années 1990 qui a le plus pris en compte le passage du temps sur la pellicule de films et les conséquences que cela entraîne sur l’expérience du spectateur lors d’une projection. Ici, le caractère organique de l’image altérée par les ans devient l’occasion d’une élégie sur le vieillissement, la fragilité de la vie et la disparition de l’être aimé. Avec des musiques de Henryk Gorecki et Bill Frisell.

Salim Baba

Salim Baba

Tim Sternberg, États-Unis, 2007, 15 minutes. Betanum.

Le rôle du projectionniste, aujourd’hui, diverge selon les lieux géographiques où il s’exerce. Dans ce portrait truculent réalisé il y a peu, nous partons à la découverte du travail de projectionniste itinérant et récupérant des bouts de films, métier qui n’est pas rare en Inde contemporaine. Artisan au sens fort du terme, Salim Baba fait de l’événement de la projection de cinéma, dans les contextes les plus surprenants et inusités, un espace de création à part entière. 

Sélectionné aux festivals de Tribeca (New-York), de Sundance et au Festival du Nouveau Cinéma (Montréal).

The Revenge of the Kinematograph Cameraman

The Revenge of the Kinematograph Cameraman

Ladislaw Starevich, Russie, 1912, 14 minutes. 16mm muet.

Au début des années 1910 apparaissent les premières fictions qui utilisent dans leur trame la projection de cinéma, jouant un rôle déterminant dans le développement de l’action. Ce film de Starevich demeure sans doute l’exemple le plus hallucinant de l’usage de ce procédé narratif. L’un des inventeurs du cinéma en stop-motion raconte ici l’histoire d’un triangle amoureux entre trois insectes. La projection servira à faire chanter l’un des insectes adultère ! 

Une nuit sur le Mont Chauve

Une nuit sur le Mont Chauve

Alexandre Alexieff et Claire Parker, France, 1933, 8 minutes. 35mm. Crédit photo : Cinedoc.

Alexandre Alexieff et Claire Parker ont créé au début des années 1930 l’écran d’épingles. Un écran sur lequel sont posées des milliers d’épingles qu’il s’agit de déplacer pour filmer une image à la fois, afin de créer l’illusion du mouvement, pouvant être mis au service d’un récit. Mine de rien, ce film change notre perspective sur le travail de la projection, puisque l’écran d’épingles en reproduit les effets et nous permet de mieux mesurer la force expressive de cette technique qui a rendu le cinéma possible. 

Celestial Subway Lines/Salvaging Noise (extrait)

Celestial Subway Lines/Salvaging Noise (extrait)

Ken Jacobs, avec John Zorn et Ikue Mori. États-Unis, 2004,12 minutes. Dvd.

Le cinéaste expérimental américain Kenneth Jacobs est l’un des spécialistes de l’expérience de la projection, relevant de la performance. Le présent film montre à merveille cette manière de faire, captée lors d’une soirée exceptionnelle à l’Anthology Film Archives de New-York. Pour cette occasion, Jacobs s’est assuré la complicité de deux musiciens majeurs de l’avant-garde : John Zorn et Ikue Mori.

The Heart of the World

The Heart of the World

Guy Maddin, Canada, 2000, 6 minutes. 35mm.

Le cinéaste savant fou de Winnipeg a réalisé ce film de commande pour le Festival de Toronto, en intensifiant l'un des traits de son cinéma, prolongeant l'approche et la méthode du cinéma muet. Véritable expérience liée aux jeux de lumières de la projection, formant des éclats et des stries par la seule vitesse des plans enchaînés - jusqu'à deux par seconde.  

30 mars 2012, 21 heures
Around is around

Around is around

Norman Mclaren et Evelyn Lambart, Canada/UK, 1951, 10 min. Betanum.

Au début des années 1950, Norman McLaren s’intéresse à l’image 3D et développe deux projets filmés en stéréoscopie, à la faveur d’un partenariat entre l’Office National du Film du Canada et le British Film Institute. Encore aujourd’hui, le présent film sidère par son audace, consistant à utiliser l’espace de l’écran couvert par la projection, via la création de cercles, de lignes et de mouvements de points dans le cadre de l’image. 

Adieu bipède

Adieu bipède

Pierre Hébert, Canada, 1987, 15 minutes. 35 mm.

Inspiré par la poésie littéraire et graphique visionnaire d'Henri Michaux, ce film, l'un des plus beaux de Pierre Hébert, fait en quelque sorte la synthèse de son travail. Par le geste d'écriture dont se rapproche le grattage sur pellicule affectionné par le réalisateur, le mouvement de la pellicule qui en multiplie les effets par l'optique et les prises de vues réelles, c'est aussi d'une conception singulière de la performance liée à l'événement de la projection de cinéma dont il est ici question.    

Erreur tragique

Erreur tragique

Louis Feuillade, France, 1912, 24 minutes. Dvd muet.

Louis Feuillade, prolifique réalisateur attitré de la Gaumont au début des années 1910,  adoré des surréalistes, réalise un film hors norme, autour de la question du faux-semblant et de l’adultère. La projection est ici un écran fantasmatique, alimentant la paranoïa du héros : croyant voir sa compagne apparaître dans un plan avec un autre homme, il achète une copie du film aux studios, afin d’identifier l’amant.

De l'origine du xxie siècle

De l'origine du xxie siècle

Jean-Luc Godard, France-Suisse, 2000, 20 minutes. Dvd.

Depuis les années 1980, Jean-Luc Godard a développé un principe de montage par kinéscopage, ce qui implique la réutilisation d’images de films transférées sur vidéo pour faire une oeuvre originale, qui soit aussi un tribut à son expérience de spectateur de cinéma. Ce faisant, il procède d'un montage lié à sa mémoire des films qu’il a vu en salles, depuis sa jeunesse cinéphile jusqu’à aujourd’hui. De l'origine du xxie siècle est une oeuvre poétique accompagnée de la voix de l'écrivain Pierre Guyotat, où Godard tente de retrouver, dans le cinéma passé, l’amorce et la projection, au sens métaphorique du terme, de notre monde contemporain. 

Pure Beauté (Monsavon)

Pure Beauté (Monsavon)

Alexandre Alexieff, France, 1955, 2 minutes. Dvd. Crédit photo : Cinedoc.

Au cours de sa carrière, Alexieff a réalisé un nombre considérable de films publicitaires, autant d’occasions pour lui d’expérimenter et de s’amuser des formes. Dans ce court film, il représente la confrontation entre la lumière de la projection et l’attrait sensuel, en valorisant la peau du corps de son modèle. 

Cendrillon

Cendrillon

Lotte Reiniger, Allemagne, 1922, 13 minutes. Dvd muet.

La projection est le résultat d’un équilibre entre ombre et lumière. Partant de cette évidence, la cinéaste pionnière allemande Lotte Reiniger a inventé un cinéma d’animation délicat, réalisé entièrement avec du papier découpé, rendant crédit, au moyen de ses silhouettes singulières, à l’art millénaire des ombres chinoises.

Rectangle et rectangles

Rectangle et rectangles

René Jodoin, Canada, 1984, 8 minutes. 35 mm.

Le cinéaste québécois René Jodoin fut dans les années 1980 l’un des héros des premiers temps du cinéma numérique. Cette oeuvre expérimentale et jouissive ressemble encore aujourd’hui à de la science-fiction plasticienne. Rectangle et rectangles se centre sur la mise en valeur de l’écran, donc du cadre de la projection. Le faisceau de lumière qui transmet un contenu numérique entraîne alors la modification de notre perception de l’image de cinéma. 

Événements à venir

Antitube à la 16e édition de Vitesse Lumière - Le dimanche 18 juin 2017 dès 19h au Cercle - Lab vivant

Coordonnées

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640, côte d'Abraham, Québec (Québec)
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Téléphone : (418) 524-2113
Télécopieur : (418) 524-2176
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Réservations et informations

Musée de la civilisation
Auditorium Roland-Arpin
(85 , rue Dalhousie, Québec)
Admission générale
7 $ - 5 $ (membres d’Antitube, amis du Musée et étudiant-e-s avec carte)
Réservez : 418 643-2158
Information : 418 524-2113

Antitube remercie ses membres ainsi que :

La mesure d'aide Première Ovation, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada, Entente ville de Québec-Mcccf, la SODEC, le Musée de la civilisation, Goethe-Institut (Montréal), Nicolas Renaud, Bill Morrison, Kenneth Jacobs et John Zorn.