Administration du site

ANTITUBE

Cette section est utilisée par les administrateurs du site seulement. Vous devez posséder un nom d'usager ainsi qu'un mot de passe pour y accéder.

De luttes et d'errances

Les films sociaux d'Arthur Lamothe (1968-1972)

Programme double, le 16 mai au Musée de la civilisation

En ce printemps 2012, Antitube présente une série de films sociaux réalisés par Arthur Lamothe, entre 1968 et 1972. Connu pour ses films réalisés avec les autochtones (les Innus, en particulier), le cinéaste invente d’abord à cette époque une manière de filmer qui n’appartient qu’à lui et dont la pertinence retentit aujourd’hui. Comment un cinéaste citoyen peut-il montrer l’injustice et le conformisme délétère en les opposant à la nécessaire politisation citoyenne ? Ceci, tout en offrant une vision du cinéma qui ne supporte pas les facilités et se démarque par une intransigeance exemplaire ?

Lamothe ne fait pas que répondre à ces questions, il va plus loin : il offre des clés pour l’avenir du cinéma, en inventant une manière accessible et critique de filmer l’événement, en phase avec des enjeux de société, lesquels n’ont pas changé en quarante ans. Ils forment un triangle : soit la santé, l’éducation, le travail. Des films rares, dont l’essentiel Le mépris n’aura qu’un temps, forment l’ensemble de ce programme double.

Programme de l'événement

16 mai 2012, 19 heures : Santé et éducation
Au-delà des murs

Au-delà des murs

Arthur Lamothe, 1968, 28 min. Digibeta.

Dans ce film troublant co-produit avec le Ministère de la santé, Arthur Lamothe et son directeur photo Alain Dostie brossent le portrait critique de l'état de la psychiatrie au Québec, à la fin des années 1960. Par une série de plans fixes dans les couloirs et les salles communautaires, le cinéaste démontre un processus de déshumanisation en place, en pointant l'approche gestionnaire dans la relation aux patients, notamment à l'hôpital Saint-Jean de Dieu. Le film peut se lire aussi comme un précis sur l'éthique du cinéaste, de son engagement, comme en témoigne la présence bienveillante du réalisateur Gilles Groulx en guise de prologue, via la retransmission d'une rare interview télévisée.


L'éloignement

L'éloignement

Arthur Lamothe, 1969, 30 min. Digibeta.

En 1969, Arthur Lamothe travaille notamment à une série ambitieuse de six films de 30 minutes, brossant un état des lieux de l’éducation au Québec.  Co-produit avec la Centrale des enseignants du Québec (CEQ),  ces films exceptionnels et méconnus méritent d’être redécouverts. Dans L’éloignement, le réalisateur et son complice, le directeur photo danois Hasse Christensen, s’appliquent à montrer les débats faisant rage au sein de la communauté scolaire de la ville de Matagami, dans le Nord du Québec. Cinéaste par excellence de la nordicité, Lamothe y fait montre d’une pertinence inentamée encore aujourd’hui : débats sur l’exploitation du territoire, défense du savoir et de la culture, critique de l’apolitisation et prise en compte du particularisme autochtone, sont les sujets posés au coeur de ce film, fondé sur le dialogue et l’échange des idées. 

Le perfectionnement des enseignants

Le perfectionnement des enseignants

Arthur Lamothe, 1969, 30 min. 16mm.

Deuxième film du programme issu d’une série au titre vertueux («Pour une éducation de qualité»), Le perfectionnement des enseignants est d’abord une leçon de cinéma. Réalisé avec l’apport du directeur photo Guy Borremans, l’on y suit le trajet en voiture d’un professeur en Histoire de l’art, quittant son cours à l’Université de Montréal pour se rendre au collège où il enseigne, à l’autre bout de la ville. Véritable tour de force, ce film, pratiquement réalisé en un seul plan séquence en voiture, nous fait pressentir l’urgence prévalant à la vie courante d’un prof essayant de joindre les deux bouts, faisant face à l’incompréhension de son milieu en cherchant à approfondir ses connaissances. 

16 mai 2012, 21 heures : Le travail
La route du fer

La route du fer

Arthur Lamothe, 1972, 9 min. Digibeta.

Avec Le train du Labrador, réalisé par Lamothe quelques années plus tôt, il s'agit de l'un des rares témoignages cinématographiques de l'exploitation minière dans le Nord du Québec au tournant des années 1970. Avec un sens de la brièveté démontrant le regard assuré du cinéaste, ce film nous donne à voir les conditions extrêmes d'alors, ayant trait à l'exploitation du sous-sol. Produit avec l'Office du film du Québec.

Un homme et son boss

Un homme et son boss

Arthur Lamothe et Guy Borremans, 1970, 6 min. Digibeta.

Réalisé en marge du film Le mépris n'aura qu'un temps, ce court métrage d'Arthur Lamothe et Guy Borremans est un bijou, illustrant cette période de l'histoire du Québec, marquée par les bouleversements sociaux et par la prise de conscience aiguë de l'abus de pouvoir comme de l'exploitation, en milieu ouvrier. L'intégrité d'une démarche de cinéma se traduit parfois par la caméra seule. Ici, cela tient principalement en un plan, capté par la caméra de Guy Borremans depuis une voiture, afin de montrer les faits et gestes d'«un homme et son boss», se trouvant sur le trottoir d'en face.

Le mépris n'aura qu'un temps

Le mépris n'aura qu'un temps

Arthur Lamothe, 1970, 95 min. Digibeta.

Moment phare de cette période dite des films sociaux, oeuvre majeure du cinéma québécois des années 1970, Le mépris n'aura qu'un temps est aujourd'hui un document d'une rare force. Il s'agit d'un témoignage sans fard sur les conditions ouvrières associées à la corruption dans la métropole montréalaise. C'est aussi le manifeste d'un cinéaste indépendant, cherchant à témoigner du monde dans lequel il vit, sans dissimuler ses convictions. Selon un sens éprouvé du détournement, ce film commandé par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) devait être un court métrage, avant qu'Arthur Lamothe ne s'empare à ses frais de ce projet, lui donnant une amplitude plus que légitime.

Événements à venir

Showtime! Clin d'œil à la comédie musicale - Du 25 février au 20 avril 2017 au Studio d'essai de la coopérative Méduse, au Drague Cabaret Club, au Musée national des beaux-arts du Québec et à la Ninkasi Saint-Jean

Coordonnées

Bureaux d'Antitube
640, côte d'Abraham, Québec (Québec)
Canada G1R 1A1
Téléphone : (418) 524-2113
Télécopieur : (418) 524-2176
communication@antitube.ca

Visitez-nous sur Facebook

Suivez-nous sur Twitter

Réservations et informations

Musée de la civilisation
Auditorium Roland-Arpin
(85 , rue Dalhousie, Québec)
Admission générale
7 $ - 5 $ (membres d’Antitube, membres du CQAM avec carte, amis du Musée et étudiant-e-s avec carte)
Réservez : 418 643-2158
Information : 418 524-2113

Antitube remercie ses membres ainsi que :

Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada, Entente ville de Québec-Mcccf, la SODEC, le Musée de la civilisation, la Cinémathèque québécoise, Annie Bérubé de la Médiathèque de l'Université Laval, Guy Borremans, Nathalie Gressin et Arthur Lamothe.