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CINÉMAS ET ENGAGEMENTS D'ICI

Ciné-débat autour du documentaire québécois

De janvier à avril, tous les derniers lundis du mois, Antitube vous convie au Café Babylone pour une soirée de projections et de débats. Dans le décorum attendu des salles paroissiales mais sans la parole des curés, l’événement propose de voir, entendre et réfléchir le Québec par et à travers le cinéma.

Commissaire invité: David N. Bernatchez

Programme de l'événement

Lundi le 29 avril 2013 / 19h30
La main invisible

La main invisible

Sylvain L Espérance,2002,77min.

Représenter l’Ailleurs, représenter l’Afrique

Le cinéma est, depuis l’apparition même du terme documentaire, un important outil de représentation de l’Ailleurs. Depuis Nanook de Flaherty, les cinéastes n’ont cessé de voyager pour filmer l’étrange, le semblable et le différent. Avec la popularisation des technologies numériques et au cœur de la globalisation, amateurs et professionnels d’ici ont multiplié les courts et longs métrages mettant en forme ces ailleurs en pleine mutation. Sans que la chose ne soit toujours totalement consciente, leurs films nous enseignent autant sur leurs propres biais d’auteurs que sur les sujets qu’ils documentent. Comment représenter l'Ailleurs? Cette ultime séance de Cinémas et engagements s’intéresse à cette double perspective de l’Afrique vue du Québec.

Projection « La main invisible », Sylvain l’Espérance, 2002, 77 min.

Qu’est ce que l’Afrique aujourd’hui? Comment la représenter? À quelles conditions l’homme occidental peut-il le faire? C’est, me semble-t-il, à ces difficiles questions que la « Main invisible » cherche, lentement et comme une sourdine poésie, des réponses. À travers les martèlements d’un ferrailleur guinéen, au cœur des répétitions d’un ballet africain et jusque dans le vrombissement des wagons exportant la bauxite vers les ports du monde entier, le cinéaste propose un portrait de la vie quotidienne guinéenne. Un portrait de l’homme travaillant et ne travaillant pas; un portrait du corps et de la matière; une étude sur le geste dans le temps. Supporté par le regard et la caméra de Jacques Leduc, l’Espérance réussit, au fil des séquences, quelque chose comme un tour de force: hypnotiser les dictats de la domination dans le mouvement et par les gestes du travail.

Invité : Cheikh Ndiaye

Originaire d’un Sénégal sous domination française, Cheikh Ndiaye s’établit au Québec dans les années 1980. Actif dans le milieu associatif et communautaire depuis son arrivée, il détient une maîtrise en relations internationales et devient professeur de science politique au collège François-Xavier Garneau en 1991. En sa compagnie, nous discuterons de la particularité et des angles morts de la représentation de l’Afrique au Québec, notamment à travers le cinéma.

Lundi le 25 mars 2013 / 19h30
R.I.P in Pieces America

R.I.P in Pieces America

Dominic Gagnon, 2009, 62 min.

L’engagement du médium : le cinéma documentaire à l’épreuve du présent

Documentaire construit à partir d’une multitude de témoignages mis en ligne par leurs auteurs puis, rapidement révoqués par les administrateurs de différents sites, « RIP in pieces America » apparaît comme un collage dramatique, angoissant, empathique. Sans narration sinon que la finesse du montage lui-même et de la plasticité numérique, la film raconte une Amérique apeurée et schizophrénique. « Ils », les ennemis, sont parmi nous. En restituant les témoignages d’une marginalité aussi effacée que spectaculaire par ses cris d’angoisses, l’auteur tâte la limite même de l’empathie documentaire.

Invité Dominic Gagnon

Actif depuis 1996, Dominic Gagnon est un cinéaste, performeur, plasticien : un artiste qui, de son époque, cherche la note et la contre note. Parfois dérangeante, souvent imprévisible et gonflée de pathos, son œuvre traverse les médiums comme une suite de tableaux sans compromis. Acculé au présent, il s'intéresse aux technologies d’aujourd’hui pour les disséquer, les remâcher, les détourner. Rip in pieces, comme plusieurs de ses autres films et performances, a voyagé un peu partout à travers le monde. Il demeure, de par sa forme et son propos, confiné à une circulation clandestine.

 

La projection sera précédée du court-métrage "Étude du mouvement incident"

de Pierre-Luc Lapointe , 2min20sec.

Cette première étude porte sur le regard fragmenté et croisé. Elle explore aussi le langage dans sa dimension intime et systémique à travers un assemblage "réversible" de dessins et de collages. 

Lundi le 25 février 2013 / 19h30
Le goût de la farine

Le goût de la farine

Pierre Perrault, 1977, 108 min.

 Le Nord et ceux qui l’habite: autochtonie et modernité au Québec

Trois Blancs partent à la rencontre des Montagnais de Saint-Augustin et de La Romaine, deux villes de la région de la Côte Nord. À leur contact, ils découvrent tout ce qu’il leur reste à apprendre et comprendre d’un territoire qui est supposément le leur. En filmant les échanges et les situations, le cinéaste ne se contente pas de remettre en cause certains fondements de la modernité québécoise et nord-américaine, il met en scène la profondeur d’un pays aussi réel que fantasmé: celui du nord et des cultures qui l’habitent.

Invité : Jean Désy                                                                                    

 Né au Saguenay en 1954, Jean Désy vogue depuis son jeune âge entre le Sud et le Nord, entre les mondes de l’autochtonie et de la grande ville. Médecin et écrivain, il enseigne à l’Université Laval en médecine et en littérature. Auteur, il est profondément habité du souffle et des espaces nordiques, publiant depuis plus de vingt ans bon nombre d’écrits sur et inspiré par le nord québécois (notamment aux éditions XYZ, Loup de Goutière et Hexagone). Plus récemment, il publiait « Chez les ours», un recueil de poésie (éditions Mémoire d’encrier) et un essai intitulé « Objectif  Nord/Le Québec au-delà du 49e parallèle » (Éditions Sylvain Harvey, 2013, co-auteur Serge Bouchard).

Lundi le 28 janvier 2013 / 19h30
24 heures ou plus

24 heures ou plus

Gilles Groulx. 1973, 113 min.

L'urgence du social ou le syndicalisme en question

Pamphlet cinématographique réalisé par Gilles Groulx à un moment de fièvre populaire exceptionnelle au Québec, quelques mois après le front commun des trois syndicats québécois les plus importants (CSN, FTQ, CEQ) face au gouvernement québécois. Oeuvre personnelle et militante d'un cinéaste engagé qui reflète, peut-être mieux que n'importe quel autre, une tendance lourde du cinéma de cette époque. Un classique du documentaire québécois profondément empreint d'urgence et de conviction.

Invité : Gilles Gagné Professeur au département de sociologie de l'Université Laval, Gilles Gagné est reconnu pour la puissance, la profondeur et la limpidité de sa réflexion critique. Sans être spécialiste du mouvement syndical, il lancera la réflexion autour du film, jetant notamment un regard historique sur les conditions de l'émergence des syndicats québécois et de de leur évolution.

Événements à venir

Showtime! Clin d'œil à la comédie musicale - Du 25 février au 20 avril 2017 au Studio d'essai de la coopérative Méduse, au Drague Cabaret Club, au Musée national des beaux-arts du Québec et à la Ninkasi Saint-Jean

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Réservations et informations

ENTRÉE LIBRE

Réservation suggérée au Café Babylone :(418) 523-0700

181, De St-Vallier Est, Québec

http://www.cafebabylone.com/

Antitube remercie ses membres ainsi que :

Le Conseil de arts et des lettres du Québec, la SODEC, le Conseil des arts du Canada,  le Café Babylone, Gilles Gagné, Jean Désy, Dominic Gagnon, Cheikh Ndiaye et David Nadeau-Bernatchez